Passer au contenu principal

flytogether.org

La problématique

Quel est le véritable problème du transport aérien des animaux de compagnie ?

Voyager en avion avec un animal de compagnie n’est pas sûr. Chaque année, des animaux sont blessés, traumatisés, perdus ou tués pendant le transport aérien. Pourtant, cette réalité est cachée au public sous une illusion de sécurité soigneusement entretenue. Les compagnies aériennes, les aéroports et les entreprises de transport tierces tirent profit d’un système qui met les animaux en danger — sans responsabilité, transparence ni compassion. Au cours des 20 dernières années, les États-Unis (le seul pays légalement tenu de rapporter de telles données) ont enregistré plus de 400 décès, 220 blessures et 60 animaux perdus pendant les vols. Le véritable bilan mondial est sans aucun doute bien plus élevé. La plupart des décès sont causés par la suffocation, les coups de chaleur, l’insuffisance cardiaque et l’anxiété sévère — des conditions entièrement évitables avec des soins appropriés. Derrière ces tragédies se cache un manque de réglementation, de formation et de responsabilité. La plupart des incidents découlent de la négligence humaine — en particulier au sol dans les aéroports.  

Statistiques officielles et cas réels

Là où le système échoue

En soute

Les animaux transportés en soute sont isolés dans l’obscurité, souvent entassés parmi les bagages et d’autres animaux. Ils sont exposés à des bruits assourdissants, des odeurs toxiques et des températures extrêmes. Personne n’est là pour intervenir s’ils souffrent ou paniquent. Si une alarme se déclenche, le pilote doit dépressuriser l’ensemble du compartiment, souvent avec des conséquences fatales. Le risque ne peut être minimisé avec des pourcentages, comme le font de plus en plus d’entreprises de transport pour vendre leurs services : l’idée que les risques sont insignifiants parce que le nombre d’incidents est faible par rapport au nombre total de vols est profondément erronée. Même si un seul chien est blessé ou meurt pendant le transport, c’est déjà un de trop. Dire que c’est sûr « parce que ce n’était qu’un » est une affirmation trompeuse tant sur le plan éthique que logique. Quiconque vous dit que voler en soute est sûr, qu’il suffit d’habituer l’animal à la cage, ou que parfois c’est même mieux que de voyager en cabine en raison du tempérament de l’animal… soit ment, soit n’a aucune idée de ce dont il parle.

En cabine

Même en cabine, les animaux ne sont pas traités comme des êtres sensibles. Ils doivent rester confinés sous un siège, à l’intérieur d’une cage — sans exception. Leur sécurité et leur confort dépendent entièrement de l’empathie (ou de son absence) de chaque membre d’équipage.

À l’aéroport

Les aéroports traitent les animaux comme des marchandises. Les cages sont empilées, jetées, laissées sans surveillance sur des tarmacs brûlants ou des sols gelés pendant de longues périodes. Les manutentionnaires sont souvent mal formés, indifférents ou des sous-traitants sans expérience en matière de bien-être animal. Il s’agit d’une maltraitance animale systémique, et elle doit être nommée comme telle.

Lors du transport

Les entreprises de transport d’animaux de compagnie sont parfois nécessaires, mais ce n’est pas une raison pour qu’elles mentent ou créent l’illusion que tout sera « fantastique » grâce à leurs services. En réalité, elles ajoutent souvent une couche supplémentaire de risque et d’inquiétude pour l’animal. Confier un membre de votre famille à un tiers signifie généralement plus d’heures dans la cage, car les animaux sont déposés plus tôt et laissés en attente sans vous. Il n’y a pas de réelle coordination avec les compagnies aériennes, ni aucune garantie que votre animal sera correctement pris en charge pendant le transit — malgré ce qui est promis. Malheureusement, nous l’avons documenté et prouvé avec de véritables tragédies sur notre mur. Les dangers existent non seulement dans l’avion et à l’aéroport, mais aussi avant même d’atteindre l’aéroport, lorsque l’entreprise de transport emmène votre animal.

Un système sans responsabilité

Les compagnies aériennes ne sont pas légalement responsables des accidents impliquant des animaux. La plupart ne suivent pas de protocoles clairs, et les autorités aéroportuaires interviennent rarement pour aider. En cas de blessure, de perte ou de décès, les familles sont laissées seules, et personne n’est tenu responsable. Ce manque de responsabilité est aggravé par le fait que de nombreux employés chargés des animaux ne travaillent même pas pour les compagnies aériennes, mais sont des sous-traitants — mal payés, sous-formés et mal équipés pour prendre soin d’êtres vivants.  

Les professionnels s’expriment

Les vétérinaires, éthologues, comportementalistes animaliers et organisations de protection des animaux — y compris The Humane Society et Animal Legal Defense Fund — déconseillent fortement de voyager en avion avec des animaux, surtout en soute. Pourquoi ? Parce que les dangers physiques sont accompagnés de traumatismes psychologiques : anxiété, panique et réactions de stress qui peuvent passer inaperçues mais laisser des séquelles durables. Chaque animal est différent, tout comme chaque humain. Et le système ne traite aucun d’entre eux comme des individus.  

Ce qui doit changer

Il est temps de contester ce système au niveau international. Nous devons :
  • Redéfinir les cadres juridiques pour refléter la sentience animale (droits et obligations)
  • Établir des normes de sécurité internationales pour le transport aérien en cas d’accidents
  • Assurer la responsabilité des compagnies aériennes, des aéroports et des entreprises de manutention afin que nous, en tant que consommateurs, soyons protégés.